Revue de presse – Février 2026

  • Instruction en famille : le Conseil d’État rejette le recours d’une mère bretonne pour son fils atteint de troubles – France 3
    Une mère de famille de Bringolo (Côtes-d’Armor) s’inquiète du retour imposé au collège de son fils présentant des troubles importants, alors qu’il était jusque-là instruit à domicile. Elle estime que la scolarisation classique met en danger son enfant, dont l’état de santé et les besoins spécifiques nécessiteraient selon elle un accompagnement adapté. L’Éducation nationale a refusé son renouvellement, obligeant l’enfant à réintégrer un établissement scolaire. La mère dénonce une décision administrative prise sans tenir suffisamment compte des difficultés médicales et psychologiques de son fils.

  • « Ils ont roulé sur l’instruction à domicile avec un bulldozer » le combat d’une famille pour éduquer les enfants en famille encore une fois devant la justice – France 3
    Les fondateurs d’Enfance Libre, Ramïn et Marjorie sont une nouvelle fois jugés au tribunal judiciaire de Foix pour avoir pratiqué l’instruction à domicile sans autorisation, dans le cadre du mouvement de désobéissance civile. Le couple poursuivi, soutenu par l’association Enfance Libre, considère cette obligation d’autorisation comme une atteinte à leur liberté éducative et un choix conscient pour leurs enfants. Il s’agit de leur troisième audience en correctionnelle en deux ans, les précédentes ayant donné lieu à des condamnations avec sursis, et ils contestent à nouveau l’application de la loi. D’autres familles sont en attente de jugement ou ont obtenu des décisions favorables dans d’autres tribunaux. 

  •  “J’ai choisi de faire l’école à la maison pour mes enfants” : le témoignage de Marylène – Parents
    Ancienne professeure des écoles, Marylène a choisi l’instruction en famille pour mieux s’adapter au rythme et aux besoins individuels de ses enfants, qu’elle juge parfois difficiles à prendre en compte dans le système scolaire classique. Ce choix ne relève pas d’un rejet de l’école, mais de la volonté d’offrir un apprentissage plus personnalisé et respectueux de leur fonctionnement. Pour obtenir l’autorisation d’enseigner à domicile, elle a dû constituer un dossier très détaillé présentant son projet pédagogique, les ressources utilisées et les particularités de ses enfants. Au fil du temps, elle a développé un blog puis une activité sur les réseaux sociaux pour partager ses pratiques et accompagner d’autres familles intéressées par l’école à la maison. 

  • Dans le quotidien de Mathis et Margot dont les parents ont choisi l’instruction en famille – L’Alsace
    Depuis six ans, Lucile et Frédéric, habitants de Saint-Amarin, instruisent leurs enfants Mathis et Margot à domicile en suivant notamment la pédagogie Montessori, avec des cours quotidiens adaptés à leur rythme. Les  apprentissages scolaires sont complétés par de nombreuses sorties culturelles, des activités sportives variées et des loisirs personnels favorisant la socialisation et la curiosité des enfants. Leur choix est né durant le confinement lié au Covid-19, période pendant laquelle ils ont découvert les avantages d’un enseignement plus individualisé. Lucile a quitté son emploi pour se consacrer pleinement à l’éducation de ses enfants, tandis que le père organise son travail pour maintenir cet équilibre familial. Malgré une relaxe judiciaire après des poursuites de l’Éducation nationale, la famille fait toujours face à un refus d’autorisation pour poursuivre l’instruction en famille et a saisi la justice administrative pour continuer son projet éducatif.

  • Justice à Caen. Des parents jugés pour non-scolarisation de leurs deux enfants – Ouest-France
    Un couple a été jugé au tribunal judiciaire de Caen pour ne pas avoir scolarisé ses deux enfants malgré une mise en demeure de l’Éducation nationale. Les parents défendent leur choix d’instruction à domicile, estimant agir dans l’intérêt de leurs enfants, alors que leur autorisation d’instruction en famille n’avait pas été renouvelée dans le cadre de la législation renforcée depuis 2022. Le parquet leur reproche d’avoir maintenu les enfants hors du système scolaire malgré les obligations légales, ce qui constitue un délit. À l’audience, la défense a insisté sur le sérieux du projet éducatif familial et sur les démarches engagées pour contester administrativement les refus. 

  • Leur roulotte est passée par la Corrèze – La Montagne
    Julien et Fanny, originaires de Redon en Bretagne, ont quitté leur quotidien pour parcourir la France pendant un an en roulotte tirée par des chevaux, accompagnés de leurs deux enfants. Ils ont choisi l’instruction en famille afin de poursuivre la scolarité tout au long du voyage, mêlant apprentissages scolaires, découvertes culturelles et rencontres humaines. Leur itinéraire de près de 4 500 kilomètres les a conduits à travers de nombreuses régions, dont le Massif central, les Pyrénées et le Limousin, avec une halte en Corrèze. La roulotte, construite par Julien, artisan charpentier, est entièrement équipée pour vivre en autonomie malgré des conditions climatiques parfois extrêmes. Ce projet, pour lequel ils ont mis leurs carrières entre parenthèses, répond à un désir de sobriété écologique, de rencontres et d’un mode de vie plus lent et proche des territoires.

  • Les écoles alternatives sont victimes de leur popularité au Québec – Le Devoir
    La popularité croissante des écoles alternatives au Québec entraîne un manque de places, poussant certains parents à envisager d’autres solutions éducatives lorsque leur enfant n’y est pas admis. Face à ces difficultés d’accès, certains se tournent notamment vers l’instruction à domicile, perçue comme une manière de conserver une pédagogie plus personnalisée et respectueuse du rythme de l’enfant. L’école à la maison apparaît ainsi comme une option choisie par des familles souhaitant prolonger les valeurs éducatives proches de celles du mouvement alternatif, comme l’autonomie ou les apprentissages individualisés. Cette solution demande un fort engagement parental et une organisation importante, ce qui limite son accessibilité à certaines familles. L’article souligne ainsi que la saturation des écoles alternatives contribue indirectement à l’essor de la scolarisation à domicile comme alternative éducative au Québec. 

  • L’école à la maison fait des petits – La Presse.ca
    L’article explique que l’école à la maison s’installe désormais comme un choix éducatif plus courant et mieux encadré au Québec. De nombreuses familles la choisissent pour offrir un apprentissage plus personnalisé, mieux adapté au rythme ou aux besoins particuliers de leurs enfants. Le ministère de l’Éducation impose toutefois un suivi structuré, avec des plans d’apprentissage, des rencontres obligatoires et des évaluations afin d’assurer la progression scolaire. Des parents témoignent d’un quotidien exigeant, nécessitant une forte implication et une organisation importante, mais aussi d’une plus grande flexibilité familiale. 

  • Instruction en famille : Analyse de l’autorisation pour itinérance (motif 3 L. 131-5 Code de l’éducation) – 18 février 2026  par Antoine Fouret
    L’article analyse les conditions d’obtention de l’autorisation d’instruction en famille fondée sur le motif d’itinérance (motif 3 de l’article L.131-5 du Code de l’éducation), qui constitue une dérogation à la scolarisation en établissement. Il rappelle que les parents doivent démontrer non seulement leurs déplacements, mais surtout que ceux-ci rendent objectivement impossible une scolarisation assidue, la simple contrainte ou difficulté n’étant pas suffisante. La jurisprudence récente montre que les juges contrôlent étroitement les décisions administratives et annulent les refus lorsque l’administration n’examine pas concrètement la situation individuelle de l’enfant et les preuves fournies. Plusieurs décisions illustrent que l’itinérance peut être choisie et ne concerne pas uniquement les gens du voyage, à condition que la fréquence et la dispersion des déplacements empêchent réellement une scolarisation stable. L’article conseille enfin aux familles de constituer un dossier solide avec des justificatifs variés et rappelle les recours possibles en cas de refus, notamment le recours administratif préalable obligatoire puis la saisine du tribunal administratif. 

  • Instruction en famille : une première historique sur les mises en demeure – 20 février 2026 par Antoine Fouret
    L’article revient sur une décision judiciaire présentée comme historique dans le contentieux de l’instruction en famille, concernant une famille poursuivie après une mise en demeure de scolariser ses enfants. Pour la première fois, une condamnation à une peine de prison avec sursis prononcée en première instance contre des parents pratiquant l’IEF a été totalement annulée, aboutissant à une relaxe complète. Cette décision marque une rupture avec une pratique judiciaire jusque-là constante, où aucune peine d’emprisonnement n’était habituellement requise ou prononcée dans ce type d’affaires. L’avocat souligne que la juridiction a reconnu l’absence d’atteinte à la santé, à la moralité ou à l’éducation des enfants, malgré le conflit avec l’administration scolaire. Selon l’analyse proposée, cette jurisprudence pourrait influencer les futurs contentieux liés aux mises en demeure et renforcer les moyens de défense des familles engagées dans l’instruction en famille. 

  • La Cour d’Appel de Limoges tranche en faveur de l’IEF ! – 25 février 2026 par Antoine Fouret
    Par un arrêt du 18 février 2026, la cour d’appel de Limoges a rendu une décision importante en faveur de familles pratiquant l’instruction en famille malgré une mise en demeure de scolariser leurs enfants. Les juges ont considéré que l’absence de motivation suffisante des refus administratifs d’autorisation pouvait constituer une excuse valable pour les parents ayant poursuivi l’enseignement à domicile. La décision limite ainsi le pouvoir d’appréciation du rectorat, rappelant que son contrôle doit rester conforme au cadre fixé par le Conseil constitutionnel et ne peut devenir arbitraire. La cour qualifie à plusieurs reprises l’instruction en famille de liberté, soulignant l’importance de justifier toute restriction à ce droit. Selon l’analyse proposée, cet arrêt pourrait peser dans les futurs contentieux en renforçant les arguments des familles contestant des refus d’autorisation ou des poursuites pénales liées à l’IEF. 

Faire défiler vers le haut